Dis moi quand tout commence. A quand le départ? Quand je suis seule dans l'attente d'une gare. Dis moi. Il me suffit d'un regard appuyé, pour que mon coeur me chavire, des sous entendus de voyage, pour que je prenne le large. Deux paradoxes inconcevables, aimer ne rime pas avec Liberté. L'illusion de la romance. L'histoire contre laquelle je lutterai toujours. Je voudrais vivre juste vêtue d'une guitare.
L'interieur est bien plus chaotique. Perdus sans frontière- comme l'enfant ne sachant distinguer le bien du mal – Perdus mais le coeur ouvert – Seulement tes yeux reste fermés– . Rien de tel pour s'enfumer dans sa chambre, et avoir envie de tout jeter. Mon coeur ce soir se bat trop fort, et tu vois j'ai peur qu'il s'emballe – J'attends – La cible sous la frange – Le tir. Assassinat cantique histoire d'en finir avec tous ces artifices de gloire passée. Juste le relent d'un espoir déchu. A la force des heures et du sommeil qui se tarde à venir, je m'imagine dans une rue, froide et humide, mon sang au conduit d'un trottoir. Dans ce délire paralytique je repars dans de bêtes constats. De tous ces gens qui sont faux et qui me foutent la gerbe, de ces foutus journaux devant lesquelles je pleurs. De cette jeunesse dont je ne veux pas qu'elle passe, parce que – Je ne veux pas vieillir –. Des incertitudes, qui refont surface. De la peur de faire souffrir l'autre, parce que je n'incarne et n'incarnerai jamais le bonheur juste la pâle lueur d'un piège. Je veux vous aimez. Mais peur de m'engager, car peur de moi. Tu vois je ne suis pas une fille fiable – Pas une valeur sûr – Je dépends de mon indépendance – Et je n'arrive pas à ne plus penser et à fermer ces putains de yeux et ça me tue. Oui. Ca me tue de vouloir en finir. Je voudrais des cachets pour dormir, juste des putains de comprimé efficace. J'ai la tête qui me tourne- Un sérieux mal de crâne – Mon cerveau s'est crashé – Ouais – Du haut d'un building – Ouais – Mon cerveau s'est crashé contre ton coeur – Ton coeur aux portes fermés – . Alors tant pis. Je reste là, dans ma ruelle sombre et froide. La gueule en sang sur le trottoir comme un cadavre de bête humaine. – Orpheline et sans frontière – Pourtant le sais-tu que je me mettrai à genoux? oui, pour toi ! Je m'étais promi de ne plus repenser à toi, je me désole de ne pas tenir cette promesse. J'en ai marre de ces clops et je suis fatiguée. Fatiguée de tout. Avez-vous vous aussi des noeuds dans votre esprit? - Rien n'est réellement concret – Rien de palpable. Je serai plus vivante après... Il suffit de patienter. J'attends l'aube dans une fausse joie en repenssant à nos rires aux éclats. Mais tu sais bien que c'est faux, personne n'est jamais mort de rire. Mais davantage sont morts de chagrin, ça tu le sais, hein? Dis moi au moins que tu comprends ma peine.
Sous une folie pyroman, brûler ces mots – insinération posthume –. Car toi tu le sais bien, ouais, tu le sais que je me perds.